S'investir dans une association c'est un combat permanent qui a pris naissance personnellement à mon adolescence. J'ai donc décidé de raconter cette aventure, la plus belle des aventures, en espérant qu'elle en motive plus d'un.
Michel
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1957. Je découvre le cinéma.
J’ai passé ma jeunesse à Saint-Henri un quartier du 16 ème arrondissement de Marseille.
C’est le bassin de Séon, le quartier nord, celui des usines, le plus pauvre de Marseille, le plus délaissé. Comme exemple, c’est seulement en 1974 que le tout à égout a desservi Saint-Henri. Avant cette date, une société privée assurait encore le ramassage des tinettes avec un Tube Citroën en remplacement de la charrette tirée par un cheval. Tout jeune j'ai connu cette charrette que les anciens appelaient "le torpilleur". Si dessous j'ai retrouvé sur le Net deux photos du fameux ramasse tinettes qui passait dans les rues de notre quartier tous les matins.
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On y va le jeudi et le dimanche après-midi. On joue un peu au foot (moi je regarde jouer) puis on assiste à la projection d’un film parlant dans une véritable petite salle de cinéma. Le dimanche on nous projette le même film du jeudi ! Le billet d’entrée peut nous faire gagner une bouteille de Coca-Cola lors du tirage de la tombola au moment de l’entracte.
Malgré ces séances de cinéma imposées j’ai tout de même acquis la passion du cinéma. Peut-être aussi quand j’ai eu pour le Noël de mes 5 ans un petit projecteur de films 8 mm de la marque WAMOO.
1966, A 14 ans je suis projectionniste.
Le patronage que j'ai fréquenté était catholique. C'est donc un abbé qui supervisait nos deux après-midi récréatives.
En 1965, un nouvel abbé de la paroisse est nommé et c’est un passionné de cinéma.
Il équipe la cabine de projection d’un appareil en 16 mm de la marque Hortson, équipé d’une lentille additionnelle pour passer des films en scope. Dans la salle il fait installer un grand écran.
A l’époque j’ai 13 ans et mon rêve est de devenir opérateur, une responsabilité qui n’était assurée que par des grands ados. Ce rêve se réalise un an plus tard.
C’est du bonheur mais aussi une grande responsabilité. Une pellicule de film est fragile et on n’a pas le droit à l’erreur lorsqu’on la met en place entre les différentes roulettes crantées.
Le lancement du moteur procure toujours une petite montée d’adrénaline !
En étant projectionniste j’assume alors mes premières responsabilités dans l’animation de ce patronage qui fonctionnait un peu comme nos actuels A.C.M. (Accueil Collectif de Mineurs).
Ci dessous deux photos du projecteur Hortson.






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